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ENTRE PARENTHESES
© 2006/2008 - bdh Émergence
Au milieu de l’absence
Dans la brume s’est déversé
Un leste d’aveux galbés -
Sous la candeur de ces paupières
Mes yeux grimpent -
Je te regarde
Tout près de moi
Si éloigné de nous -
Le ciel s’incline
Ne sachant retenir le jour
Dors…et déjà nos mains se tendent
Puis je devine
Un peu,
Pour toujours
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Un peu plus chaque jour
De ces petits roulements de tambours
La pluie se fendille à l'orée de ma bouche
Tandis qu'un peu plus chaque nuit
L'envers du décor nous précipite aux chants des roseaux
Du creux de ton épaule je ne garderai que mes os
Trempés de ciel changeant et de terre caillée
Sur mes genoux immobiles,
Ce livre posé au repos
Ne me dis rien qu'il faille,
Tout contre ma peau
Je plisse à la lumière
Ne me dis rien qu'il faille taire
Tant que je bute encore sur les maux
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Que vas-tu faire de moi
Alors que mes yeux choppent le vent qui se lève
Laquelle de ces collines vas tu gravir
Nue - comme l'éclair étendu sur la grève...
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A chaque pierre un édifice
A chaque édifice une prière
Ce que - ce qui - ce quoi -
Je le prends - je le jette
Je balaye les plaines
Je le vide, je l'extirpe, je l'arrache...
Je me calme,
Je me calme,
Je me balance
Je m'en balance
Jeu
A pieds joints
Dans les flaques
Au dessus du sol, au dessus,
Une bulle de miroir d'eau
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En secouant les airs
L'impasse de leurs baisers
Aurions-nous pu sentir
Le vent des glaces sursauter
'Par-ciellement' frémir
A la sonorité
D'une douce octave égarée
La bruine s'en serait saisie
Laissant gesticuler
Sur un sol aux aguets
Une folle pensée
Je veux manger des pierres
Me goinfrer de cailloux
Aurait-elle proclamée
Pour seul sort
Je ne veux plus bouger
Vivre désormais à genoux
Pouvoir les écorcher
In oxydée
Inoxydable
Pensée
...
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Enfant des étoiles
Serre-moi fort
Tout au long des chemins
Des sentiers
Des ravins
Serre nous fort
A l’ombre des bosquets
Là où la lumière filtre en secret
Les sommets d’un triangle d'or
Ô quadruple éclat dont je ne connais la fin
pour un multiple essor
Serre-moi fort
Petite princesse
En ces temps engourdis
Je n'aurai de cesse
Cette soif avertie
Que de m'abreuver
‘Encor et encor’
De ces ruisseaux fleuris
…
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Flirter avec les contours du vide
Comme un appel d’air venu d’un gémissement
De long en large
Un matin de rizière étendu sur des dunes de regards
Rivés vers un ciel jonché de serments -
Je les vois subjugués par cette nuée d’impacts
Pareil à l’écume que clament les océans
Nus pieds, et à peine le temps de dire
Je suis le plancton, je suis la banquise,
Tout juste le temps de balayer quelques millions d’années
Et je profite encore
D’une peau douce et promise
…
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A l’ombre des astres
A chaque entrée de l'hiver, ses baisers m'emportent et m'abandonnent,
là ou nous nous aimons... En silence, mes doigts se resserrent,
et arrache du souvenir de l'automne ces petits brins d'herbes que j'aurai pu faire chanter. Fraîche et cyclique galaxie - je sais que nous sommes -
cette ligne d'horizon qui se rejoint en boucle, puisque la terre est ronde...
Ressemblons à tout le monde et ne soyons personne -
Faisons comme cette gelée de mûres vouée à l'éternel printemps -
Jouons nous de la brise de même qu'au badminton -Vous ai-je déjà dit alors,
que j'aime en vous quand l'air siffle et résonne, que je déteste autant quand dieu juste avant, nous pardonne - Vous ai-je dit à l'ombre des astres, troublée par la fonte des glaces, lissée en un tapis de neiges vierges et craquante, au fil de ces années glissantes -
Que je vous aime -
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Maudit sourire
Prêt à taillader
De la pointe de son fleuret
Ce cœur flexible
Dont chaque pli se souvient
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Ne faites donc pas la fine bouche
Devant ce cœur rampant
Il va de soi (e) et de fil de fer
Écorchant non sans peine
Sous une horde de baisers
Vos chastes extrémités
En relief nous avons respiré
Nonchalamment épousé les contours
Comme quand la lumière empiète
Là où l'entracte se rétracte
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Déviation en Sol Mineur
Les yeux écarquillés
Scrutant, fouillant, fouinant,
La moindre maladresse
A l'affût furent-ils
D'un appétit vitreux
Se rinçant le gosier
Bouche bée tant qu'à faire
Pour tenter de gober
L'effluve de fientes
Qui déjà sans vergogne
S'exhale en leurs propres fêlures
Colmatées à la hâte
De crasse et d'injures
C'est à ce moment
Que les arbres ont manqué d'air
...
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Vogue à l'âme
'Réveille-toi,
Réveille-toi ...
Ouvre les yeux,
Ouvre les yeux...'
Va,
Laisse venir,
Plus près,
Là où ton corps fuit cet esprit
Regarde
Chacun de tes baisers,
Tes peurs s'étendre,
Sous ce ciel étoilé -
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Prière
La lune était pleine sous leurs paupières endormies,
Mes pas engourdis piétinaient les branches d'un cerisier
Suppliant les vents,
Que le sol reflétait dans l'ombre des astres -
La nuit gesticulait enfin sans laisser de traces,
Un doigt d'obscurité sur ma bouche,
L'heure est à la prière
Sans que le ciel s'en offusque
Au chahut
Ô courant d'air
...
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‘Dream brother’
Battement d'elle
Au milieu de nulle part
S'offrant un rêve de sirènes
Un soupçon de solfège presque fraternel
Comme le luxe d'un chaos orchestré
Qu'une demi-mesure ondule
Dans l'écho d'une noyade
Juste au milieu
Du fracas des cymbales
Des voix se mélangent
Et plongent de gigantesques guitares
Là où les anges se crispent
Aux points de suspensions
...
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…Famille Patho - Patrie
‘Chair’ et tendre insouciance
Solidement tressée
afin que ne s’échappe
Un brin de liberté
Qui chatouillant le sillage
L’halo mis sous scellé
Serait mauvais présage
Que de vouloir nommer –
Il suffit de rire en cadence
Et se faire dépouiller
S’offrir sans nuances
D’un sourire aliéné –
Chut...qui ne dit mot consent
Laisse-nous te bâillonner
Ne déchaine pas les vents
Qui respirent nos travers
Sous le fouet des cravaches
Et de tendres baisers
…
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Un truc qui pourrait te plaire
Bien planqué dans l'interstice
D'un jeu d'ombre et de lumière
Sans que personne enfin ne puisse
Éffriter le chant des pierres
Dont l'éclat nous éparpille
Sans que personne enfin ne puisse
Sans que personne enfin ne puisse
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A SUIVRE...
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