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LAGUNE DE CORAIL

 
© Extraits 1996/2006 - bdh Émergence 
 
 
 
 
Note au lecteur 
 
 
C’est d’une histoire simple dont il s’agit -  
Une histoire inspirée par le règne éphémère d’un souffle animal ;  
le frétillement des feuilles de l’arbre, la respiration du cœur, 
l’ air mine de rien faillible, sure, incisif, tranchant et dépité…  
 
 
C’est au détour d’une avenue glissante,  
le regard furtif et prégnant, avec un ou une inconnue ;  
c'est en retour des astres,  
le cœur souriant aux racines du cyprès qui puisent profond dans la terre, ce sentiment étrange, gardant de cet instant, une éternité…  
 
 
Et puis il y a ce corps, cette chaleur céleste,  
qui cherche à braver, toucher, danser, nager, voler ...  
aussi loin que ce voyage le permette.  
Cela pourrait être un chant indien , un secret, un pas tranquille,  
lourd, léger ou élancé...  
Un pas chaussé de godasses usées à poing levé,  
ici prêtes à parcourir quelques unes de ces contrées,  
Ô sols échancrés - 
 
 
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En idiome d’hybride vertébré 
Se décryptent des flashs… 
Fige de signes une mystique sonate - 
Entre les fibres, 
L’icône encre au tissage 
L’insatiable inquisition - 
 
 
 
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Flamme de l'an-blême 
La glycine dégouline sublime - 
 
 
 
 
Être humain de savoir faire,  
ni plus, ni moins,  
un sujet entier, fermenté de fragments  
dont l'idée échappe souvent au consentement -  
Il s'agit en ce concept  
de rendre à la gestation son élan -  
 
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Passion 
 
 
La terre se dissimule sous un épais brouillard, 
généré par des courants que la transe évapore... 
Forteresse de glaise, verdoyante de chair, 
le geste prend forme, 
un torse apparaît 
extirpé des falaises... 
l'ange naît : 
Immerge de sa suprême fortune, un torrent de genèse  
qui dévale à grand flots, l'intellect exégèse, 
effet de son écho... 
Ô silence ultra son - Ô' éclosion - 
La brume se désagrège, libère en son mystère 
une silhouette matière : 
"L'homme" brûle de marcher sur les braises... 
L'éveil assiège la raison - 
Eau, Feu, Sang,  
encéphale précipice, 
Ses membres s'enclavent - 
 
 
 
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Infraction de secondes !.. 
 
 
 
Eden,  
Peuplier de pâte à papier  
Ailes de perdrix scalpe de l'encrier 
Étrennes écailles de nacres larvées, 
Sous les persiennes germe ton laurier... 
 
 
 
Le cœur des autres 
Étrange fruit 
Comme vouloir toucher l'horizon... 
 
 
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Vouloir impuissant  
garder la saveur de cimes exquises  
Toucher l'Eden sans le saisir 
Savoir qu'il nous possède et le laisser fuir... 
 
 
Une bouffée de concentré,  
dans la bouche un piment de marées, 
salive l'onctuosité, avalée en rasade... 
 
 
 
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A l'est le soleil s'était à peine levé,  
à l'ouest il ne cessait de se coucher... 
L'horizon affamé de supplices 
laissait geindre des roses décapitées de leurs tiges - 
Fallait il que leurs râles soient sourds 
pour que l'on puisse les entendre - (?) - 
 
 
 
Encore douces et chaudes de l'enfance, 
Les mains s'ouvrent au creux de l'entaille, 
Maudites elles acclament 
Les paumes incrustées sur le monde - 
 
 
 
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En jets de pierres  
gronde le tonnerre !
 
 
 
 
 
 
 
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Agenouillé, perdu d'asile en son tertre, 
les pupilles dilatées 
à l'essence d'une fin de siècle fébrile, 
au désert d'abondances dépouillées, 
le misanthrope escorte en son âme,  
la résine de l'arbre, 
la sève féale de la vigne... 
Ses paupières fanées par le flegme durée, 
s'entrebâillent écorce de pétales 
à la brèche tangible, 
que mouille l'oued d'une l'arme lascive... 
A peine de rosée, la goutte ruisselle, 
lisse ses pensées d'argile... 
Maintenant malléables, 
elles modèlent l'âcre conscience humide, 
que brouillent les failles arides, 
éparses en sa moelle survivance - 
 
 
 
 
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Divins soupirs vagabonds... 
Prodige désir solennel, 
A l'antre de nos précipices, 
Fouillant ce langoureux vertige 
- Tumulte délicieux - 
Esclaves tremblants sous nos caprices 
De nos mains éplorées 
Nos cœurs s'enlisent en cette obscurité profonde 
Rouges nus au bord de la tamise, 
Sans que l'audace ne puissent les surprendre... 
Dans l'embrasement de nos traces 
Nos âmes s'en sont émues -  
 
 
 
 
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"Jacques à dit" 
De ma conscience  
Un merisier, peut être un chêne, 
peu importe l'écorce, 
sa métaphore nous résume, 
dans ce délire je me consume... 
 
 
 
 
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Les mots ne feront  
qu'obéir cupide,  
jubilant de définir  
l'entendement imperceptible,  
le sens de l’œuvre s'égarant - 
 
 
 
 
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Armor Rock n'Roll  
 
Orné sur le sable de grains consistants, à l'apparence inusable, 
le coquillage jaunâtre, divulgue, relate : 
"La mer vit en la mouvance du temps, du soleil, des nuages qui passent...  
De connivence, le vent bruisse et jouit de cette mer,  
qu'il écume pleine de grâce... 
Du large long de voyages, loin de mouvements, au rivage de la plage du verger,  
tournoient les vagues, le changement,  
qui déferle en sa surface  
sa leste substance blanchâtre -  
Entends ce mélange, l'étrange résonance de la masse...  
Son chant balance une danse, esquisse un langage,  
qu'elle effluve sagace..."  
 
...l'Armor Rock n'Roll Ascendance...  
 
L'étendard humain s'en est donc hâté !  
Vorace le riverain aime posséder l'influence -  
 
"Élances ta chaste subsistance, aux tangages, aux nuances, 
immisces ensuite la cadence, en l'algue frêle et tenace... 
Sous ce charme préambule, la houle enlace amère, 
se régule, se déchaîne, naufrage ce règne qui saigne - 
Suave elle capitule, efface son existence... 
 
"Cette femme" détient en ses fentes, en son sein, amarrée en son moule, 
l'inébranlable rafale Rock musical - 
L'audace frugale, éclate en son ventre concertiste..." 
Enroulé par la vague, le coquillage nous quitte... 
 
Plus petit dans la spirale,  
plus grande suscite l'offrande - 
 
 
 
 
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La première fois que j’ai croisé un tourteau, 
C’était sous le goémon mouillé, près de la mare aux crevettes. 
Bouche bée en guise d’épuisette, 
Avec ces grains de sable coincés entre les doigts de pieds, 
il s’en fallu de peu pour que la terre ne tremble en cachette. 
Aujourd’hui encore, j’en pince un peu pour lui… 
Même que devant vos assiettes 
mine de rien je compatis. 
Mais ne nous y m’éprenons pas 
Je dévorais à l’heure de l’apéro 
Quelques poignées de bigorneaux - 
 
 
 
 
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Imagines de vastes prairies verdoyantes et fraîches 
dont les substances du sol si fertiles,  
purgeraient nos âmes d'herbes grasses... 
Au beau milieu de montagnes hautes et sauvages : 
des chutes, des ruisseaux, des cascades, des torrents, 
lumineux de soleil, éclairant par nature,  
l'air que respirent nos sangs... 
l'Espace... Le grand Espace... 
l'Espace d'un moment... 
Imagines l'espace d'un moment 
t'élancer dans un aigle 
au sommet de ce monde, 
avec la force tranquille d'un ours, 
frétillant comme un serpent !.. 
Dommage que dans cette contrée il n'y ait pas de lions, 
de phacochères, de girafes ou de baleines... 
D'ailleurs cet aigle, aurait il déjà vu une baleine ?.. 
Imagines que ce monde existe - 
 
 
 
 
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Lexique Rapace 
 
 
l'Aigle élevé aux sommets de cimes épiques, 
rocailleuses, d'altitudes vertigineuses, 
surveille immobile, le tumulte avide, 
qui gravite en sa muse - 
De turpitudes mal placées, l'estime revendique, 
trompeuse, l'Aigle en vautour pré-jugé !.. 
L'ensorcelle, l'indélébile, le réfute, 
d'antinomiques l'abuse "comme pour le capturer" -  
Son bec acéré, recourbé en ses griffes, 
creuse, creuse, pudique, d'attitude ravageuse, 
l'écuelle vacillante, que suppute l'intrigue,  
licite et confuse - 
D'incertitude, la témérité l'habite, 
torrentueuse, prude et généreuse, 
elle empenne agile, et en rut sa cible, 
qu'abrite la ruse "d'un fatum usurier" -  
l'Aigle a déployé ses ailes... 
destine l'éthique : 
curieuse, d'amplitude orageuse... 
L'apophtegme fertile, exulte l'abîme, 
discrédite l'intrus (e) - 
 
 
 
 
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La page blanche délecte l'esprit,  
tels les pétales soyeux d'une fleur 
calme et flamboyante... 
L'innocence se répand en nos âmes embuées, 
dans l'abondance, l'impact, 
le rythme d'un cœur frêle et écartelé... 
Le silence danse et chante 
de l'antre de l'aurore à la tombée du jour... 
S'y blottir, s'y donner, se laisser emporter... 
 
 
 
 
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Pour A. Rimbaud  
 
Devant la sainte loi agenouillée en putain 
Je caresse en mon âme l'épaisse crinière, 
rêche, solide et fière, d'un lion rugissant de mutisme - 
Je laisse glisser entre mes doigts le souffle léger et froid 
brassé par l'enfer de ses pas, la crasse hurlante de chaleur, 
la déferlante rancœur du bonheur - 
Mon corps frissonne sous sa verve fraîcheur : 
s'exalte de terreur, s'ébranle à la senteur d'exile, se repliant hostile 
en bris de vers tranchant, mon sang sèche de croûtes  
d'un sol pleureur au vent - 
Regarde-moi avec tes yeux lagon d'hortensias - 
Regarde moi maudit poète et vois par ta spectre lueur  
comme je suis misérable, vois comme je ris de ma douleur nomade - 
Ô miracles, dieu peut bien mourir en éclats de rires ! 
Nous sommes bénis les joues tendues écarlates... 
Déchaussés aux portes souillées de nos tabernacles,  
nue comme un oracle naissant, je danse pour vos bras mendiants - 
Oui, d'un déhanchement effréné, je danse ce chant insolite et lointain, 
celui qu'aucun phare d'Aden à Zanzibar ne saurait éclairer - 
Je danse ce chant oasien, du grain de sable astral, poli par l'odyssée - 
Sachons nous répandre, d'un coup d'ailes et sans jambes -  
 
 
 
 
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A Jeff Buckley,  
 
Oh, mon amour, je vole... 
Porté par le chant de l’eau claire, me promène le cœur nu,  
à flore de mystères, là où se fredonne l’ère délicate et stellaire,  
émanant de sirènes, aux écailles de lumière - 
 
Aussi loin je pars…plus près de moi… 
saluant la rive d’un grand soir, 
aussi loin j’arrive, que mon âme ai versé en chacun de tes pas - 
 
Oh, mon amour, je vole... 
Brassé par les vents du souffle de la terre, 
d’un lointain soupir, me baigne des douceurs du fleuve, 
bercé par les courants, du ventre de la mer… 
Des fleurs de ce jardin, je sème… Parsème une abîme saison, 
donnant l’impression de rire encore et encore, d’un si fantaisiste décor !.. 
Les yeux grands ouverts, je meurs… 
A voix de soie, je tapisse de velours et cristal,  
ces petits grains de poussière, que chante le lys à ciel ouvert - 
 
 
 
 
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Petite émeraude de Medellin 
Cendres de lumière 
Fragiles reflets de baisers nocturnes 
Le ciel emporte ses cheveux d’ange dépouillé 
 
Ô vent de floraison sauvage… 
 
Yeux noirs 
Insaisissable éclat 
D’où s’érigent des brisures de saphir, 
Nos cœurs s’ébranlent en une traînée d’étoiles… 
 
Ses petites mains 
Qui toujours au-delà du phare 
Veulent toucher l’horizon 
Cercle d’un voyage 
Que forment nos corps déjà fossilisés 
Ancrage de terre et de feu 
Et quand le ciel pleure 
Le soleil prend sa douche … 
 
Sourires, larmes, 
Regarde 
J’avale les coups 
Je mâche les tirs 
Je mange la foudre ! 
Que la voie du sang respire alors en Manriqué 
Et que ces nuits qui transpirent encore 
Humectent nos chemins 
Au chuchotement des racines 
Humide constellation 
Sens tu …maintenant… 
 
Nous sommes la vague… 
Caressante, éternelle…  
 
 
 
 
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A l'appel de la nuit,  
les cris de la louve s'exportent, 
se confondent... 
Au dessus,  
la lune divine  
en nymphe fortune du monde, 
s'imposait féconde - 
 
Secrète et truculente,  
dans l'ombre incandescente,  
la déesse n'était pas encore ronde -  
Sous la clameur "libre penseur"  
l'esprit de l'Indienne demeure - 
 
 
 
 
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Lagune de Corail 
 
 
Ô sommets enfoncés  
Caressants des flots engloutis  
Pénétrant les eaux  
En lames de fond écartées -  
 
A l’effluve d’un reflet crépusculaire  
La surface brûle à ciel ouvert  
D’où s’enfoncent des démons  
S’émeuvent des soupirs  
Se faufilent des pleurs  
Des plaintes pétrifiées  
Au beau milieu de sourires ébahis -  
 
Des rêves hurlants gémissent sous la brise du typhon  
Offrant à la lumière  
L’ombre d’un éclat  
Prostré sur le flanc de l’horizon  
Comme un seuil entrebâillé  
Riant à gorge déployée  
 
Au loin et plus encore  
La danse épouse nos corps épiés  
 
Ici bat  
Des vagues blanches de rage  
Qui inlassablement  
Dévorent la plage - 
 
 
 
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Qui es tu  
Lorsque la cime des arbres se figent  
A la béatitude de neiges éternelles  
 
Qui es tu  
Sous ce lac de feu  
Pleurant les joies d'un souffle printanier  
 
Qui es tu  
Dans l'écho des vagues  
recroquevillé sous la lune  
 
Qui es tu  
Pour dissoudre les montagnes  
D'un cœur menotté  
 
Qui es tu  
Toi, qui aux dépens de l'orage dit avaler la foudre  
Flambant comme un poète  
 
Qui es tu  
Dit l'algue d'un sourire amusé,  
Tandis que j'ondule  
Les larmes de l'horizon -  
 
 
 
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Comme si 
il suffisait de regarder pour voir... 
Rêve d'un soir meurtri, 
Entre les fentes égorgées 
Que l’œil contemple... 
 
 
 
Grouilles toi que je te dépouille ! 
Que je t'aspire et te suce les os - 
Mon estomac gargouille ! 
Soupir tôt ou tard, 
d'avoir le dernier mot.... 
 
 
 
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Faites donc taire 
l'échos infidèle 
ennemis-sphère 
Ô mains scalpels 
Vade retro Satanas 
bien grosse 
bien grasse  
l'info de masse - 
Dodue à souhait 
tandis que s'efface 
l'in vivo de nos traces 
‘L'opus Dit’ : lever les bras 
baisser les bras... 
Derrière le rideau de fer 
bouclier de rétine 
l'enfer sourit crétine 
aux ossements du drame  
s'en même se retourner 
en son rayon de lumière... 
Derrière les plaines 
s'enferre le pâturage 
Devant l'oseille  
Des goinfres d'épinards... 
Trop tôt ? 
ou 
Trop tard ?....  
 
 
 
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Risée sonore 
 
fugace et gourmande 
 
Lipstick de Cannes 
 
Et sucre d’orge 
 
Sourire tactique  
 
Cheveux Oh vents  
 
 
 
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Play psylle...... 
 
Alors que j'embrassais le ciel...  
Dans ses yeux pétillait déjà un goût de précipice  
Sourire de haute voltige  
Au seuil de ses applaudissements 
 
Ce fut effet-mer  
Un temps soit peu mêlé  
Le mensonge à la boutonnière  
En guise d'orchidée  
Mais voici pour ne pas vous froisser  
Mon cœur en bandoulière  
sauts de pierres  
et courent ricochés  
Tout au long de désirs  
Tranchants, tranchés,  
Décimés  
En ligne de mire  
Le soupir rampant  
Les pieds ballants  
Juste pour rire  
Au milieu des champs 
 
Tout au fond de l'écho  
comment aurait il pu en être autrement  
ressemblant à de longues traînées blanches  
qui se frôlent  
sans jamais vraiment...  
J'absorbe le fluide  
l'ivresse du vide  
s'offre et s'épanche  
comme une étreinte aux quatre vents  
sur le bout de ma langue  
derrière les branches  
sans cesse  
l'horizon se déhanche  
sans écarter les doigts  
je le regarde filer  
... 
 
 
 
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A/vide de pouvoir 
 
Approche tendre écart  
Plus près que je t’embrasse 
Je te volerai la face 
Je mâcherais tes rêves 
En mon règne  
En ma race 
 
…Regarde comme je danse bien… 
 
File, barbelés 
 
En mon règne 
 
En ma race 
 
Parce que j’ai décidé 
 
 
 
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Entre le singe et l’enclume 
les arbres se souviennent 
qu’une main de sabre s’est abattue 
sous une pluie diluvienne… 
 
Une chape de bitume  
et les ronces ne cisailleront plus nos pas dansants 
nous tremperons nos lèvres dans ces flaques croupissantes 
pour que les eaux stagnantes tentent d’étancher nos soifs. 
 
Puis, le long de fossés humides 
lorsque les fougères s’agiteront 
d’un signe rescapé 
à l’ombre d’un regard fuyant 
elles n’oseront mur - murer 
ce qui nous a attrapé 
ce qui nous a si furtivement échappé… 
 
Comment dire, comment faire pour revenir en arrière 
se fendre sous la lune ou éventrer la terre - 
Nos cœurs ont transpiré 
jusqu’au fond des clairières 
jusqu’au fond éprouvés, abscons et salu-taires 
Ô tendre agonie 
te sentir respirer 
et dissiper tes foudres en ces cris étouffés - 
 
 
 
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Quelque part... comme une poussière d'étoiles ...en dedans...  
 
 
 
Toi qui me parle de guerre,  
comment peux tu être si certain de haine...?  
Moi je ne suis sûre de rien -  
comme quelque chose d'incertain...  
 
 
Ce temps dont nous disposons  
et qui nous accapare...  
À peine fut il effleuré,  
D’un bout à l’autre illusoire...  
 
 
 
Regarder la nature faire sa toilette...  
Les feuilles, les fleurs, un chat et même un éléphant -  
 
 
 
Cette fois je crois que la lune est pleine.  
IL n'est rien d'autre que je puisse penser  
tant que les astres s'offrent en spectacle ...  
 
 
 
A défaut de ne pouvoir prétendre,  
j'ai trouvé une terre précieuse...  
 
 
 
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J'aurai voulu lui dire  
Ô combien de reflets  
Aux creux de nos soupirs  
Se regardent en secret  
La lune et les saisons ne peuvent rougir au temps  
Autant qu'une floraison suspendue à l'instant  
Puisse t-il nous retrouver  
Alors que nous sommes  
La mer songe dans les arbres  
Le ciel mange les sommets  
Et encore je voudrai  
Toujours, quelque part en dedans  
ne serait-ce qu'un bruissement 
 
 
 
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Derrière les étoiles  
je crois que les comètes dansent  
se dandinent comme des folles  
un grain de poussière  
sous le sol se dérobe  
Elles savent faire en sorte  
et déjà me propage  
à moindre mesure  
à l'ombre des nuages  
Tous les soirs loin de moi je me marre  
jusqu'au fond des rivières  
sans savoir vraiment... 
 
 
 
 
 
Horizon  
 
A l'échancrure de ce sommet  
D'un oeil qu'on - plisse  
Je distingue encore  
Cette courbe qui s'incline  
.... 
 
 
 
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Durant ces nuits  
bleutées à souhait  
Le vent des Aurès  
a transporté le chant des cigales  
aux versants blancs laiteux  
lisses et doux de l'opale...  
Île secrète  
Avant la venue du printemps  
je n'ai de cesse de te contempler  
sous l’œil irisé de Morphée  
... 
 
 
 
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Dites lui 
Ô grand jour 
De ne pas s’enfuir 
Demain 
Je saurai  
Peut être 
Mieux dire 
… 
 
 
 
 
 
 
 
(c) valére bdh - Créé à l'aide de Populus.
Modifié en dernier lieu le 24.02.2008
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